Focal Listen : le casque au bon rapport qualité/prix

Pour dire les choses clairement, nous n’avons encore jamais testé le produit Focal qui nous aurait déplu, à chaque fois que l’un d’entre eux est passé dans nos laboratoires, nous lui avons décerné quatre ou cinq étoiles.

En cela, nous avions placé beaucoup d’espoir dont le nouveau casque du constructeur français, le Listen. Autant le dire tout de suite, cet espoir n’est pas déçu : le casque est pertinent, riche, sensible et spacieux, mais peut-être un peu trop réservé au goût de certains.

Focal Listen : le casque ultra solide

Il suffit de le sortir de sa boîte pour mesurer son caractère résiliant ; on peut tordre et tourner l’arceau central dans tous les sens sans jamais avoir peur de le briser. La coque des écouteurs, en chrome brossé, respire la solidité et tient bien en place les coussinets à mémoire de forme qui abritent les transducteurs en titane de 40 mm.

Il est clair que ce casque se destine à un usage nomade, comme le trahit la présence d’un micro sur le câble de 1.S m. Un bouton plat, à mi-longueur, permet de contrôler la lecture, ou d’activer l’assistant de votre smartphone. On appuie dessus une fois pour jouer un morceau, deux fois pour passer au morceau suivant; une approche qui n’est pas forcément aussi efficace qu’un module conventionnel à trois boutons, comme on en trouve chez la plupart des concurrents.

Il n’est pas complètement inutile d’essayer le casque avant de l’acheter, car au sein de notre équipe, certains ont pu trouver qu’il appuyait un peu trop sur les oreilles pour une écoute sur la durée.

Nous avons commencé par le brancher à notre laptop à travers l’irDAC-II d’.Arcam, pour écouter Sleepwalkerde Julie Byme. Sa voix résolue est véhiculée avec clarté, et une pertinence indéniable. Le Listen focalise votre attention sur les petits détails, comme la respiration de Byme avant de se mettre à chanter – ce qui participe à restituer la fragilité du morceau.

La scène sonore se révèle large, et plutôt bien organisée. Riot par Childish Garnbino commence par une véritable cacophonie, avec des voix qui viennent de multiples directions, et le casque parvient à suivre chaque instrument sans mal, là où bien d’autres à ce prix baisseraient les bras. Nous passons ensuite à William Tell Overture de Mike Oldfield, lu depuis Tidal ; les guitares, les cuivres et le synthé échappent au côté trop clinquant des services de streaming usuels, sans pour autant écrêter les notes les plus perchées.

Si vous aimez écouter votre musique plein pot, la sensibilité du Listen vous dispensera de monter le son de votre source à fond. La batterie de celle-ci dira merci!

Tout en bas de la gamme de fréquences, les basses démontrent une certaine richesse. Mombasa de Hans Zimmer sur la BO d’Inception dévoile tout le spectre grave des instruments à vent et des percussions sans flancher. Pourtant, il n’y a pas la même force que derrière certains casques, ni même forcément une profondeur équivalente.

Une certaine retenue niveau audio

Le son plutôt« sûr» du Listen est une arme à double-tranchant. Le sens du timing et le dynamisme s’en trouvent un rien engoncés, ce qui vous laissera en manque d’agressivité sur des morceaux comme Black Skinhead de Kanye West. La respiration qui ouvre le morceau, plutôt que d’être intimidant, semble pour le coup un peu léger. Le Listen manque sans doute un rien d’enthousiasme. Rien de très grave et qui ne soit compensé par les basses et le volume impressionnant, mais c’est à garder en tète.

Si vous cherchez un casque nomade supra-aurtculaire, le Listen est un choix respectable. Il offre une approche raffinée, un son très robuste, et une bonne isolation naturelle. Qui plus est, sa balance présente un équilibre particulièrement adapté aux services de streaming. Au final, il y a encore des petits points à améliorer, mais dans l’ensemble, voilà encore un coup réussi!

 

 

 

 

 

 

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